
El Niño est un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique tropical qui déplace les grandes zones de pluie de la planète. L’épisode en cours depuis juin 2026 devrait devenir l’un des plus forts jamais mesurés, avec un pic attendu entre novembre 2026 et janvier 2027. Les régions où il augmente de façon documentée le risque d’inondation sont la côte du Pérou et de l’Équateur, la Californie, la Corne de l’Afrique et le bassin du Paraná, puis le Yangtsé à l’été 2027. Il élève aussi le niveau de la mer de 10 à 20 cm sur la côte Pacifique des Amériques. En France, son influence est faible et indirecte, de l’ordre de 10 % sur les pluies d’automne en Méditerranée. Le risque d’inondation français dépend d’abord des tempêtes atlantiques, des épisodes méditerranéens et de l’état des sols, avec ou sans El Niño.
Épisode très fortLe pic de l’épisode 2026-27 est attendu entre novembre 2026 et janvier 2027.
19,2 %Part des terres émergées où la probabilité de crue augmente au pic d’un El Niño, selon Emerton et al. (2017).
+10 à +20 cmOrdre de grandeur de la hausse temporaire du niveau marin sur la côte Pacifique des Amériques.
FranceLe risque français dépend d’abord des tempêtes atlantiques, des épisodes méditerranéens et de l’état des sols.
Comment El Niño déplace les pluies
En temps normal, les alizés poussent les eaux chaudes du Pacifique vers l’Indonésie. L’air y monte, se condense et donne des pluies, pendant que des eaux froides remontent le long des côtes du Pérou. Lors d’un El Niño, les alizés faiblissent ou s’inversent. L’eau chaude reflue vers l’est, les nuages et les précipitations la suivent, et la remontée d’eau froide péruvienne s’arrête. Météo-France résume le phénomène dans son dossier de référence : les eaux chaudes de surface, accompagnées de nuages et de précipitations, refluent de l’ouest vers l’est.
Le résultat se lit sur une carte. Le Pérou, l’Équateur, le sud des États-Unis et la Corne de l’Afrique reçoivent plus de pluie. L’Indonésie, l’Australie, l’Inde, l’Afrique australe et l’Amazonie en reçoivent moins. Un El Niño revient tous les 2 à 7 ans et dure 9 à 12 mois, avec un pic en hiver boréal.
Les seuils qui définissent un épisode
L’indicateur de référence est l’anomalie de température de surface dans la zone dite Niño 3.4, au centre du Pacifique équatorial. La NOAA parle d’El Niño à partir de +0,5 °C, d’épisode fort à +1,5 °C, d’épisode très fort à +2,0 °C. Les médias disent « super El Niño » pour ce dernier palier. Dans sa discussion du 13 août 2026, l’agence a ajouté un seuil de +2,5 °C pour un épisode qu’elle qualifie d’historique, au-delà de tout ce qui a été mesuré depuis 1950.

Où en est l’épisode 2026-27
La NOAA a déclaré El Niño le 11 juin 2026, après une La Niña faible durant l’hiver 2025-26. Selon l’IRI (université Columbia, bulletin du 19 août 2026), l’anomalie Niño 3.4 a atteint +2,03 °C en juillet et +2,7 °C sur la semaine centrée sur le 12 août. L’agence japonaise JMA relève un indice NINO.3 de +2,5 °C en juillet, à égalité avec juillet 1997, record depuis 1949.
Les prévisions convergent sur l’existence de l’événement et divergent sur son amplitude. Selon la NOAA (13 août 2026), la probabilité d’un épisode très fort en octobre-décembre dépasse 90 %, et celle d’un épisode historique atteint 69 %. L’OMM (3 septembre 2026) donne une probabilité proche de 100 % de persistance jusqu’en février 2027. L’IRI maintient 78 % de chances d’être encore en El Niño en avril-juin 2027. Adam Scaife, du Met Office, écrivait le 21 août n’avoir jamais vu un signal El Niño aussi intense dans ses prévisions.
Le pic est attendu entre novembre 2026 et janvier 2027. La NOAA publie sa prochaine discussion mensuelle le 10 septembre, puis sa prévision hivernale à la mi-octobre. Plusieurs probabilités citées ici seront donc révisées.
Les régions où El Niño provoque des inondations
La science ne dit pas qu’El Niño inonde la planète entière. Emerton et ses coauteurs (Nature Communications, 2017) ont reconstitué les débits des fleuves sur 1901-2010. Au pic d’un El Niño, 34,5 % des terres émergées montrent un changement significatif de probabilité de crue, dont 19,2 % à la hausse et 15,3 % à la baisse. Les signaux les plus sûrs sont la côte de l’Équateur et du nord du Pérou, le sud des États-Unis et le sud de l’Amazonie. L’Indonésie est presque certainement en bas débit.

Pérou et Équateur, le lien le plus direct
Le río Piura a atteint 4 424 m³/s le 12 mars 1998, record absolu. L’épisode 1997-98 a coûté 3,5 milliards de dollars au Pérou selon la CEPAL, avec plus de 200 morts. L’El Niño côtier de 2017, sous une anomalie d’environ +3 °C, a fait au moins 200 morts, 1,1 à 1,5 million de personnes affectées et plus de 115 000 maisons détruites (ReliefWeb, octobre 2017). Celui de 2023 a été suivi d’une épidémie de dengue de plus de 300 morts.
Pour 2026-27, l’Équateur a placé le pays en alerte rouge nationale le 29 août 2026, en citant +4,0 °C d’anomalie dans la zone Niño 1+2, celle qui borde ses côtes. Le Pérou a affecté par décret d’urgence, le 18 août, 179 millions de soles au nettoyage de lits de rivières et à des barrières sur 70 points critiques. Le 4 septembre, la Contraloría péruvienne estimait que 20 millions de Péruviens pourraient être affectés, dont plus de 7 millions à très haut risque.
Californie et rivières atmosphériques
El Niño renforce le courant-jet subtropical et le décale vers le sud des États-Unis, ce qui alimente les rivières atmosphériques sur la Californie. En février 2024, sous El Niño fort, il est tombé plus de 100 mm en 48 heures sur toute la côte du sud de l’État, 464,9 mm dans la forêt nationale de San Bernardino, pour neuf morts et environ 3 milliards de dollars de dégâts (Mazza et al., 2025). Mais le lien n’est pas mécanique. Luna-Niño, Gershunov et Ralph (Climate Dynamics, 2025) recensent six hivers El Niño secs en Californie, dont 2015. Ce qui décide de l’hiver californien, c’est le nombre de rivières atmosphériques. El Niño charge les dés, il ne les lance pas.
L’État s’est tout de même préparé. Selon KQED (13 août 2026), la Californie a stocké 4,3 millions de sacs de sable, 55 000 big bags et 400 000 tonnes d’enrochement avant l’hiver.
Corne de l’Afrique, avec un intermédiaire
Selon l’ICPAC, le centre climatique de l’IGAD (prévision du 18 août 2026), il y a 90 % de chances de pluies renforcées sur le sud de l’Éthiopie, le centre et le sud de la Somalie et le nord-est du Kenya en octobre-décembre 2026. Les précédents sont lourds. Fin 2023, la Somalie a compté 118 morts et 1,2 million de déplacés (OCHA), le Kenya au moins 174 morts. Mais l’attribution est plus nuancée. World Weather Attribution a conclu le 7 décembre 2023 que le dipôle positif de l’océan Indien avait doublé l’intensité de ces pluies et qu’El Niño n’avait eu aucun rôle significatif détectable. El Niño compte ici parce qu’il coïncide souvent avec un dipôle positif, de nouveau prévu pour 2026.
Bassin du Paraná et sud du Brésil
Antico et Vuille (International Journal of Climatology, 2022) montrent que les crues les plus dévastatrices du Paraná, en 1983, 1992 et 1998, se sont toutes produites lors d’El Niño forts. Les inondations du Rio Grande do Sul en mai 2024 ont fait 183 morts, environ 600 000 déplacés et plus de 15 milliards de dollars de pertes. Selon Clarke et ses coauteurs (npj Natural Hazards, 2026), El Niño a rendu l’événement environ deux fois plus probable et 9 % plus intense, avec des intervalles de confiance larges.
Le Yangtsé, l’été suivant
Après un El Niño, l’ouest de l’océan Indien reste chaud jusqu’à l’été suivant. Cette chaleur renforce l’anticyclone subtropical du Pacifique ouest et le transport d’humidité vers le bassin du Yangtsé, comme en 1998 et en 2016 (Nature Communications, 26 mars 2026). La crue de 1998 a fait 3 004 morts selon le bilan officiel et 223 millions de personnes affectées. Le ministère chinois des Ressources naturelles prévient depuis le 12 juillet 2026 d’un risque élevé d’inondations extrêmes sur ce bassin à l’été 2027.
La mer monte aussi, sur le Pacifique
C’est la partie la moins traitée par les médias et la mieux établie scientifiquement. Le relâchement des alizés libère l’eau chaude accumulée à l’ouest du Pacifique. Elle traverse l’océan sous forme d’ondes de Kelvin, puis remonte le long des côtes américaines en élevant le niveau de la mer pendant des mois. Le satellite Sentinel-6 a observé à la mi-mai 2026 une onde de Kelvin élevant le niveau de la mer de plus de 15 cm au large du Pérou (NASA/JPL).
Barnard et ses coauteurs (Nature Communications, 2017) ont mesuré sur 29 plages de la côte ouest américaine, pendant l’El Niño 2015-16, une énergie des vagues hivernales supérieure de 50 % à la normale, une anomalie de niveau marin de +11 cm en moyenne et +17 cm en Oregon. En 1997-98, l’anomalie avait atteint +23 cm. Au marégraphe du Golden Gate, à San Francisco, la mer était déjà 15 cm au-dessus de la normale en août 2026 selon Mark Merrifield (Scripps). La NOAA attribuait environ 3 jours supplémentaires par an d’inondation de marée haute à l’El Niño 2023-24 sur cette côte.
Pour les côtes françaises, l’effet direct se compte en millimètres. Une seule étude à comité de lecture relie El Niño à la submersion côtière européenne, celle de Boucharel et ses coauteurs (Nature Geoscience, janvier 2026), qui montre que l’alignement des phases El Niño et de l’oscillation nord-atlantique produit des niveaux d’eau côtiers plus élevés qu’attendu sur l’Europe de l’Ouest et la Méditerranée. Le résultat est récent et n’est pas encore chiffré pour la France.
Les précédents chiffrés
Le tableau reprend les épisodes documentés par des sources primaires. Les pertes de croissance mondiale viennent de Callahan et Mankin (Science, 2023), qui mesurent l’effet d’un El Niño sur les cinq années qui le suivent.
| Épisode | Région | Bilan documenté | Source |
|---|---|---|---|
| 1982-83 | Monde | 4 100 milliards de dollars de croissance perdue sur 5 ans ; Pérou : 2,4 milliards de dollars, 8,1 % du PIB | Callahan et Mankin 2023, CAF |
| 1997-98 | Pérou | Plus de 200 morts, 3,5 milliards de dollars, río Piura à 4 424 m³/s | CEPAL, CAF |
| 1997-98 | Somalie, Kenya | Environ 2 000 morts et 250 000 déplacés en Somalie, 80 % des récoltes du sud perdues | FAO, février 1998 |
| 1998 | Yangtsé, Chine | 3 004 morts, 223 millions de personnes affectées, plus de 20 milliards de dollars de dégâts directs | UNDAC |
| 1997-98 | Monde | 5 700 milliards de dollars de croissance perdue sur 5 ans | Callahan et Mankin 2023 |
| 2015-16 | Côte ouest des États-Unis | Énergie des vagues +50 %, niveau marin +11 cm, recul du trait de côte 76 % au-dessus de la normale | Barnard et al. 2017 |
| 2017 | Pérou, El Niño côtier | Au moins 200 morts, 1,1 à 1,5 million de personnes affectées, plus de 115 000 maisons détruites | ReliefWeb, Peng et al. 2019 |
| 2023-24 | Somalie, Kenya | 118 morts et 1,2 million de déplacés en Somalie, au moins 174 morts au Kenya | OCHA, NTV Kenya |
| 2024 | Sud de la Californie | Neuf morts, environ 3 milliards de dollars, 464,9 mm à San Bernardino | Mazza et al. 2025 |
| 2024 | Rio Grande do Sul, Brésil | 183 morts, environ 600 000 déplacés, plus de 15 milliards de dollars | ONU, Clarke et al. 2026 |
Pour l’épisode en cours, l’ONU estimait le 3 septembre 2026 que 49 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer en insécurité alimentaire aiguë d’ici fin 2027.
Ce qu’El Niño change en Europe
La communauté scientifique considère l’impact d’El Niño sur l’Europe comme réel mais faible, non linéaire et brouillé par d’autres facteurs. Brönnimann (Reviews of Geophysics, 2007) le décrit comme une configuration proche d’une oscillation nord-atlantique négative en fin d’hiver, modulée par la saison et probablement instable d’une décennie à l’autre. Ineson et Scaife (Nature Geoscience, 2009) montrent que ce signal passe par la stratosphère, uniquement les années où le vortex polaire se disloque.
Sur les pluies, trois résultats donnent l’ordre de grandeur. Mariotti, Zeng et Lau (Geophysical Research Letters, 2002) trouvent un excédent d’environ 10 % des pluies d’automne en Méditerranée occidentale les années d’El Niño, dans 18 épisodes sur 19, et un déficit du même ordre au printemps suivant. Shaman (Journal of Climate, 2014) identifie des anomalies humides en automne sur la péninsule Ibérique, la France et les îles Britanniques, mais aucune réponse en hiver. King, Yu et Sillmann (Tellus A, 2020) ajoutent une réserve. Les trois super El Niño (1982-83, 1997-98, 2015-16) sont associés à de la sécheresse sur l’Europe occidentale, et l’échantillon est trop petit pour trancher.
Un résultat plus récent compte pour 2027. Scaife et ses coauteurs (Science, 2024) montrent qu’El Niño favorise une oscillation nord-atlantique positive, donc des hivers doux, humides et venteux sur le nord-ouest de l’Europe, l’hiver qui suit l’épisode. Pour l’événement en cours, cela viserait l’hiver 2027-28, pas celui qui arrive.
Et en France ?
Météo-France a écrit le 11 août 2026 que l’influence d’El Niño sur l’Europe est statistiquement plus forte au cours de l’hiver, et qu’elle reste généralement nettement plus faible que l’impact moyen lié au changement climatique. Le même communiqué précise que la chaleur persistante de l’été 2026 n’est pas liée au développement du phénomène. Christophe Cassou, climatologue au CNRS et auteur du GIEC, est plus direct encore. Il écrivait le 10 avril 2026 qu’il n’y a pas de téléconnexions statistiquement robustes entre les événements El Niño et la variabilité climatique sur la France métropolitaine. Cité par Futura en juillet, il ajoutait qu’il n’y a rien de systématique, que du conditionnel, et qu’un puissant El Niño pourrait apporter des conditions un peu plus pluvieuses sur le sud du pays.
Les prévisions saisonnières vont dans le même sens, avec prudence. Dans ses tendances à trois mois du 3 septembre 2026, Météo-France attend un trimestre plus chaud que la normale et un trimestre plus humide que la normale sur l’ouest de l’Hexagone, en précisant que la confiance reste modérée et que la prévisibilité des précipitations est faible. Le Met Office (21 août) parle de chances accrues d’un automne et d’un début d’hiver plus humides et plus tempétueux sur le nord-ouest de l’Europe. Copernicus (10 août) voit un signal humide sur le sud et l’ouest de l’Europe avec une incertitude plus élevée que sur les autres régions.
Aucune étude à comité de lecture ne quantifie un signal El Niño dans les débits du Rhône, de la Seine ou de la Loire. Toute affirmation de ce type, dans un titre de presse ou ailleurs, n’est pas étayée.
Le précédent 2023-24 et le Pas-de-Calais
L’El Niño 2023-24, cinquième plus fort épisode enregistré, a coïncidé avec le troisième hiver le plus doux en France depuis 1900 et des précipitations excédentaires de plus de 10 %. Du 15 octobre 2023 au 3 janvier 2024, le Pas-de-Calais a reçu plus de 500 mm, plus de deux fois la normale, avec 811 mm à Bainghen. 181 communes étaient reconnues en catastrophe naturelle au 15 novembre 2023, et la CCR chiffre les inondations des Hauts-de-France de cet hiver à 640 millions d’euros.
Ni le bilan de l’hiver publié par Météo-France, ni le retour d’expérience sur ces crues ne mentionnent El Niño. Les causes documentées sont la succession des tempêtes Ciarán et Domingos puis de la dépression Élisa sur des sols saturés, dans un régime océanique dominant. Ce n’est pas un précédent El Niño, c’est un précédent atlantique. Notre page sur les zones inondables du Pas-de-Calais détaille les communes concernées.
Le vrai risque de l’automne 2026 en France
Le risque d’inondation en France cet automne existe, et il ne vient pas du Pacifique. Selon le bilan de Météo-France publié le 3 septembre 2026, l’été 2026 est le plus chaud depuis 1900, avec +3,6 °C, 53 jours en vague de chaleur et un déficit de précipitations de 40 %. La sécheresse des sols est qualifiée d’inédite, au-delà de 2022. Le BRGM comptait au 1er août 63 % des points de mesure des nappes sous les normales. Dunkerque a enchaîné 47 jours sans pluie. La Méditerranée dépasse +5 °C d’anomalie par endroits.
Des sols secs et croûtés absorbent mal les premières pluies intenses. L’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer, et une averse de quelques heures devient une crue rapide ou un torrent de rue. Une mer très chaude fournit de l’énergie et de l’humidité aux épisodes méditerranéens. Le ministère de la Transition écologique rappelle que 15 départements de l’arc méditerranéen, où vivent 9 millions d’habitants, sont exposés de septembre à décembre à des épisodes pouvant dépasser 200 mm en une journée. Le Gard en fait partie, comme l’explique notre page sur les épisodes cévenols et les zones inondables du Gard.
À l’inverse, le risque de crue de nappe, celle qui a touché le Pas-de-Calais ou la Somme en 2001, est faible à court terme. Recharger des nappes à 63 % sous les normales demande des pluies longues d’automne et d’hiver, pas un orage.
Se préparer sans attendre un bulletin
Selon le SDES (février 2026), près de 18 millions de Français, soit 26,5 % de la population, et environ 11 millions de logements se trouvent dans l’enveloppe des débordements de cours d’eau, sur quelque 30 700 communes. 1,5 million d’habitants sont exposés à la submersion marine. Géorisques ajoute que 64 % des habitants de communes exposées n’ont pas conscience de l’être. Les inondations représentent près de 56 % des reconnaissances de catastrophe naturelle depuis 1982 et, selon la CCR, environ 30 milliards d’euros sur les 61,2 milliards de dommages assurés cumulés de 1982 à 2024.
La première étape ne coûte rien : vérifier si votre adresse est concernée par un plan de prévention, sur Géorisques ou sur notre page pour comprendre les zones inondables et lire les couleurs d’un PPRi. La deuxième est de mesurer les entrées d’eau de votre logement. Une porte d’entrée ou de garage se ferme avec un batardeau amovible en aluminium, posé en quelques minutes quand l’alerte tombe. Les canalisations remontent en cas de saturation du réseau, ce que règle un clapet anti-retour. Les sacs de sable restent utiles pour caler et compléter, à condition de savoir les empiler correctement. Un kit anti-inondation regroupe l’ensemble pour un pavillon.
Le calendrier joue pour vous. Le pic d’El Niño et la couverture médiatique qui l’accompagnera tombent entre novembre et janvier. Les épisodes méditerranéens, eux, commencent en septembre. Une protection commandée maintenant est posée avant les deux.
Questions fréquentes
El Niño provoque-t-il des inondations ?
Quelles sont les conséquences d’El Niño en France ?
Quelle est la différence entre El Niño et La Niña ?
Quand El Niño 2026-27 atteindra-t-il son pic ?
Les inondations du Pas-de-Calais en 2023 étaient-elles dues à El Niño ?
El Niño est-il lié au réchauffement climatique ?
El Niño fait-il monter le niveau de la mer sur les côtes françaises ?
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